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dimanche 20 janvier 2019
Famille des Aeshnidae (Anisoptères)

Libellules exuvies larves
Famille des Aeshnidae (Anisoptères)


Première famille des Anisoptères, les Aeshnidae réunissent des libellules de grande taille et dont les femelles portent un ovipositeur complet (insertion des œufs dans les végétaux vivants ou morts). En France, Elle réunit cinq genres regroupant au total 14 espèces :

  • Aeshna affinis
  • Aeshna caerulea
  • Aeshna cyanea
  • Aeshna grandis
  • Aeshna isoceles
  • Aeshna juncea
  • Aeshna mixta
  • Aeshna subarctica elisabethae
  • Anax imperator
  • Anax junius
  • Anax parthenope
  • Boyeria irene
  • Brachytron pratense
  • Hemianax ephippiger

 

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Les représentants de cette famille se reconnaissent notamment par l’ensemble des caractères suivants :

  • grande taille (envergure de plus de 7 cm) ;
  •  vol puissant et soutenu (patrouilleurs).
  • Coloration de l’abdomen variée selon les espèces et le sexe : bleu, vert, jaune brun sur fond sombre jamais noir avec des taches ou des annaux jaunes.
  •  Les yeux, très volumineux, se rejoignent sur le dessus de la tête,
  • etc.

Pour le néophyte (mais aussi parfois pour le spécialiste), la reconnaissance des représentants de cette famille peut être délicate en raison des difficultés d’examen des individus. La capture est souvent difficile car ces espèces ne se posent presque jamais lorsque les conditions météorologiques sont favorables.

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Aeshna affinis Vander Linden, 1820

Présente dans la quasi-totalité des départements, mais rarement en grands effectifs à l’exception du Sud et l’Ouest du pays. Présente en Corse.

Les larves se développent dans les eaux stagnantes permanentes ou temporaires, également dans les parties calmes des eaux courantes, surtout dans le Sud du pays.

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Aeshna caerulea (Ström, 1783)

Les seules citations valides et récentes de cette espèce en France sont localisées à notre connaissance en Hautes-Savoie.

En France, l’espèce colonise les eaux stagnantes acides ou neutres situées entre 1500 et 2200 m d’altitude (fossés et gouilles des tourbières, mares et étangs acides, marais à carex, etc.).

Espèce à suivi prioritaire (N)

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Aeshna cyanea (Müller, 1764)

Espèce répandue dans tout le pays jusqu’à plus de 2000 m d’altitude. Présente en Corse.

L’espèce présente une remarquable puissance de colonisation des milieux ouverts mais aussi fermés (milieux aquatiques forestiers, grottes…). La gamme d’habitats de développement larvaire est très variée : milieux stagnants (fossés, mares, étangs, tourbières…), parties calmes des eaux courantes et annexes de ces dernières.
Elles est aussi présente, souvent en grand nombre, dans les réserves d’eau d’origine anthropiques (bassins de jardin, citernes ouvertes, fosses pédologiques…) ou bien encore dans les vasques des ruisselets torrentueux sur pente raide en compagnie des larves de Cordulegaster bidentata.

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Aeshna grandis (L.,1758)

Espèce eurosibérienne qui reste limitée dans notre pays aux régions continentales (Nord et Est) et aux reliefs (y compris les Pyrénées).

Les larves affectionnent les eaux acides des tourbières à sphaignes et des étangs forestiers. Également dans d’autres types de plans d’eau aux eaux neutres et dans les parties calmes des eaux courantes.

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Aeshna isoceles (Müller, 1767)

Espèce présente dans de nombreux départements mais généralement très localisée. Présente en Corse.

Se développe surtout dans les plans d’eau de moyenne et grande surface présentant des roselières fragmentées ou présentant des chenaux et des clairières mais aussi dans d’autres types d’habitats stagnants ou légèrement courants.

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Aeshna juncea (L., 1758)

En France, cette espèce eurosibérienne colonise les reliefs : de 250 m dans les Ardennes à 2500 m dans les Pyrénées.

Les larves se développent dans les milieux stagnants acides et oligotrophes comme les tourbières à sphaignes, les marais à carex, les lacs et leurs annexes (fossés, mares…).

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Aeshna mixta Latreille, 1805

Espèce colonisant la quasi totalité des départements jusqu’à plus de 1000 m d’altitude. Présente en Corse.

Se développe dans les milieux aquatiques de diverses natures : eaux stagnantes (fossés, mares, étangs, milieux à exondation estivale, milieux saumâtres…), dans le sud du pays dans les vasques des rivières méditerranéennes…

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Aeshna subarctica elisabethae Djakonov, 1922

Espèce eurosibérienne limitée en France aux Vosges et au Jura (de 700 à 900 m d’altitude).

Les larves affectionnent les eaux acides des tourbières à sphaignes (fosses d’exploitation, gouilles…).

Espèce à suivi prioritaire

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Anax imperator Leach, 1815

Espèce présente dans la totalité des départements français jusqu’à 1600 m d’altitude. Présente en Corse.

Les larves se développent dans les eaux stagnantes et légèrement courantes de diverses natures (tous types d’habitats stagnants ouverts, parties calmes des cours d’eau…).

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Anax junius (Drury, 1773)

Espèce migratrice : une seule observation sur les côtes de Loire-Atlantique en 2003.

Eaux stagnantes et légèrement courantes de diverses natures (aucune preuve d’autochtonie en France à notre connaissance).

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Anax parthenope (Selys, 1839)

Espèce présente dans la quasi-totalité des départements français avec cependant une fréquence et des effectifs très variables d’une région à une autre. Rare dans le Nord, elle est souvent plus abondante en région méditerranéenne. Présente en Corse.

Les habitats larvaires de cette espèce semblent assez variés : mares ouvertes, étangs continentaux et littoraux, bassins de rétention autoroutiers, mares de golfs, parties calmes des cours d’eau…

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Boyeria irene (Fonscolombe, 1838)

Espèce présente dans les 2/3 sud du pays. La limite nord des principales populations ne parait pas dépasser à notre connaissance la Normandie et l’Île-de-France. Présente en Corse.

Les larves se développent essentiellement dans les eaux courantes (parfois très fermées) même si quelques observations relatent parfois la présence de B. irene en milieux « stagnants » (lacs, gravières, mares…). D’une manière générale, l’espèce affectionne les eaux courantes très ombragées ou aux rives ombragées dans le cas des grandes rivières et des fleuves (ripisylves, bois, broussailles…).

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Brachytron pratense (Müller, 1764)

Colonise une grande partie du pays mais paraît absente ou moins fréquente dans le Sud-Ouest. Présente en Corse.

Se développe dans les eaux stagnantes de diverses natures (fossés alimentés, mares ouvertes et fermées, étangs ouvert et forestiers, marais, tourbières et autres milieux acides, gravières, canaux, bras morts…

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Hemianax ephippiger (Burmeister, 1839)

Grande migratrice, l’espèce est ponctuellement observée dans de nombreuses régions. Dans le Sud-Est et la région méditerranéenne (Vallée du Rhône, régions Paca et Languedoc-Roussillon, etc.), elle est nettement plus régulière et différents cas de développement larvaire sont constatés. Toutefois, la stabilité de l’espèce dans un ou plusieurs sites ne semble pas, pour le moment, avoir été mis en évidence.

L’espèce colonise les eaux stagnantes permanentes ou temporaires de diverses natures.

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