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Habitats odonatologiques

Libellules exuvies larves
Introduction

Les libellules de nos régions tempérées sont, de part leurs exigences biologiques larvaires, totalement inféodées aux milieux aquatiques. C’est donc là que l’on croise de nombreuses espèces.

Ces milieux présentent des caractéristiques variées qui entraine une certaine adaptation écologique des espèces, d’où l’étroite inféodation de quelques unes. Cela permet de décrire des cortèges odonatologiques propre à différent milieux. Cependant, de nombreux facteurs peuvent influencer le cortège odonatologique d’un habitat donné. Les deux principaux sont l’altitude et la latitude.

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Habitats

En fonction des principales caractéristiques, des habitats (vélocité, profondeur, physico-chimie…), on peut reconnaître les biotopes suivants : 

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Les eaux dormantes ou stagnantes

Ce sont là les milieux qui accueillent la plus grande diversité odonatologique. On peut distinguer :

  • Les mares peu profondes colonisées par les plantes (callitriche, élodée, lentille d’eau…) et entourée d’arbres ou d’arbustes présentent une faune commune avec : Pyrrhosoma nymphula, Lestes viridis, Ischnura elegans, Coenagrion puella, Aeshna mixta ou cyanea, Libellula depressa, …
  • Les étangs ou marais ouverts semblent être le biotope de prédilection d’un grand nombre d’odonates, notamment lorsqu’ils sont entourés d’une large ceinture végétale (roselière, typha, joncs…) et leurs eaux encombrées de plantes aquatiques (élodée, myriophylles, potamots…). Ces deux derniers aspects permettent d’augmenter la diversité des habitats et par conséquent, la diversité des libellules. En plus des espèces citées précédemment pour les mares, on peut y trouver : Lestes sponsa, Coenagrion pulchellum, Erythromma najas, Brachytron pratense, Aeshna isosceles, Orthetrum cancellatum, diverses espèces de Sympetrum, ...
  • Les étangs forestiers, Souvent en milieux fermés (ombre), semblent sensiblement moins riches. Il s’agit généralement de milieux plus acides, avec des nénuphars et des potamots. On y retrouve notamment : Ceriagrion tenellum, Lestes dryas, Leucorrhinia pectoralis ...
  • Les lacs de montagne (situés entre 1800 et 2500 m) sont généralement profonds et entourés d'une végétation riveraine moins exubérante, composée principalement de laiches, souchets, prêles et joncs. Leurs eaux, libres et limpides, abritent parfois des herbiers, au voisinage des bords, où dominent potamots, trèfle d'eau ou petit nénuphar ; leur fond est nu ou tapissé d'algues. Ces lacs ont une faune spécifique formée surtout d'espèces septentrionales. On y retrouve souvent des espèces boréo-alpines comme Coenagrion hastulatum, Aeshna juncea, Somatochlora alpestris, Leucorrhinia dubia, ...
  • Les tourbières sont des milieux caractérisés par des eaux généralement très acides et la présence de sphaigne. S'il y a de l'eau libre, permettant le développement larvaire, on peut y voir Sympetrum danae et flaveolum, Somatochlora arctica, Aeshna subarctica, diverses espèces de Leucorrhinia, ...
  • Les eaux saumâtres, sublittorales ou non, hébergent, malgré la présence de sel, les larves de certaines espèces comme Lestes macrostigma ou Aeshna mixta.
  • Les milieux créés par l'homme comme les gravières, glaisières, marnières ou encore les lavognes (abreuvoirs à moutons) des Causses sont parfois colonisés par quelques espèces peu banales : Ischnura pumilio, Orthetrum brunneum, ...
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Les eaux courantes

On peut noter une diminution du nombre des espèces avec l'augmentation de la vitesse du courant.

  • Les ruisseaux et rivières à courant lent ou les canaux, encombrés d'une végétation riveraine et aquatique dense, abritent des Odonates déjà citées pour les eaux stagnantes comme Libellula depressa, Pyrrhosoma nymphula ou Platycnemis pennipes ; par contre Platycnemis acutipennis et latipes, Gomphus simillimus, Calopteryx splendens, Onychogomphus forcipatus, ... sont plus spécialement inféodés à ce biotope.
  • Les parties calmes des grandes rivières sont favorables au développement d'espèces peu fréquentes : Ophiogomphus cecilia, Gomphus flavipes et graslini, Macromia splendens...
  • Les ruisseaux et rivières à eaux vives ont un régime irrégulier et coulent sur un lit de pierres, graviers ou sable dépourvu de végétation qui se concentre essentiellement près des rives dans les parties calmes. Les Libellules qui fréquentent ces milieux sont peu nombreuses de par leurs exigences écologiques assez strictes : Calopteryx virgo, Onychogomphus uncatus, Cordulegaster boltonii. Cette dernière se retrouve couramment avec Boyeria irene dans les sources et les petits ruisseaux. Il est bien évident que ce type de cours d'eau, même lorsqu'il est très rapide, peut comporter des parties plus calmes, voire même des portions où l'eau stagne. C'est alors une faune plus riche qui l'habite, c'est-à-dire celle des biotopes précédemment examinés.
  • Les formations particulières que représentent les sources suintantes attirent des espèces comme Orthetrum coerulescens.
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Milieux terrestres

En dehors des milieux aquatiques, dont dépend la vie larvaire, on peut observer des adultes assez loin des eaux. C'est ainsi qu'après l'émergence, pendant la maturation sexuelle, les imagos peuvent se regrouper dans les prairies, les lisières de bois, les clairières des forêts, etc.

Certaines espèces effectuent de grands déplacements et s'observent alors très loin des lieux de leur évolution.Quant à d'autres (notamment les Aeshnidae) ayant des habitudes crépusculaires, elles se rencontrent le long des routes, dans les jardins, à l'intérieur des agglomérations et peuvent même pénétrer dans les habitations (tel Boyeria irene).

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Compléments

Pour aller plus loin, voici la liste des 30 habitats odonatologiques.

Vous pouvez trouver une description de chacun des habitats avec leurs caractéristiques et leurs cortèges odonatologiques dans la rubrique compléments (en cours de rédaction).

 


 Tableau des habitats et codes SFO (PDF 70Ko)
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