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dimanche 20 janvier 2019
Famille des Gomphidae (Anisoptères)

Libellules exuvies larves
Famille des Gomphidae (Anisoptères)


La famille des Gomphidae réunit des espèces inféodées principalement aux eaux courantes. Chez les femelles, l’ovipositeur est vestigial et  réduit, pour la partie extérieure, à une lame vulvaire visible latéralement ou en face ventrale.
En France, elle réunit cinq genres et dix espèces:

  • Gomphus flavipes
  • Gomphus graslinii
  • Gomphus pulchellus
  • Gomphus simillimus
  • Gomphus vulgatissimus
  • Lindenia tetraphylla
  • Onychogomphus forcipatus forcipatus
  • Onychogomphus forcipatus unguiculatus
  • Onychogomphus uncatus
  • Ophiogomphus cecilia
  • Paragomphus genei
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Les représentants de cette famille se reconnaissent notamment par l’ensemble des caractères suivants :

  • Les yeux, volumineux, sont très nettement séparés ;
  • Taille moyenne (envergure de 5 à plus de 7 cm ; jusqu'à 9 cm pour Lindenia tetraphylla) ;
  • Coloration du corps variable selon les espèces : jaune, brune ou olivâtre avec des taches ou des lignes noires, parfois presque entièrement jaunâtre.
  • Vol puissant et vif mais les individus se posent régulièrement (percheurs).

 

La reconnaissance des représentants de cette famille est parfois délicate, notamment pour les femelles. Chez ces dernières des confusions sont parfois constatées.

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Gomphus flavipes (Charpentier, 1825)

Cette espèce présente actuellement dans notre pays deux populations clairement répertoriées, l’une, la plus importante, inféodée au bassin de la Loire (fleuve et certains tributaires), de son embouchure jusqu’au nord du Puy-de-Dôme ; la seconde, nettement plus localisée et isolée de la précédente, se trouve dans le département des Landes, notamment sur l’Adour.

Les larves se développent dans les eaux courantes de plaine d’une certaine importance, peu perturbées par les activités humaines (fleuves et rivières).

Espèce à suivi prioritaire (N)

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Gomphus graslinii Rambur, 1842

L’espèce est présente dans le Sud-Ouest du pays, du département de la Sarthe au nord, jusqu’au sud du pays.

Inféodée aux cours d’eau de diverses natures : fleuves, rivières, ruisseaux, y compris parfois les milieux annexes aux cours d’eau ou bien encore les retenues hydroélectriques.

Espèce à suivi prioritaire (N)

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Gomphus pulchellus Selys, 1840

Espèce présente dans la quasi-totalité des départements français jusqu’à 1500 m d’altitude.

Les larves se développent aussi bien dans les eaux courantes (fleuves, rivières, ruisseaux et annexes alimentées par la nappe fluviales), que dans les eaux stagnantes comme les grands plans d’eau (étangs, lacs), les milieux artificialisés (bassins, barrages) et dans les étendues d’eau des tourbières à sphaignes.

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Gomphus simillimus Selys, 1840

Parait absente du nord du pays et ne dépasse pas, à notre connaissance, la latitude de Paris. Ne se développe pas au-dessus de 500 m d’altitude.

Les larves affectionnent les eaux courantes (fleuves, rivières, ruisseaux et leurs annexes alimentées par la nappe fluviales).

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Gomphus vulgatissimus (L., 1758)

Présente dans de nombreux départements jusqu’à 1000 m d’altitude. Paraît manquer à l’Ouest de la Bretagne, etc. Toutefois, le comportement particulièrement discret des adultes dont la présence sur l’eau est souvent limitée dans la durée, explique au moins en partie ces lacunes. Dans la rivière Tarn (départements de l’Aveyron et du Tarn), l’espèce n’est bien visible qu’en juin et souvent sur quelques jours seulement. Par contre, l’échantillonnage des exuvies indique la présence de populations importantes. Dans le département de la Manche, la présence de cette espèce n’a été détectée qu’au travers de l’échantillonnage des larves…

Les larves se développent surtout dans les eaux courantes, leurs annexes et les grands plans d’eau (lacs, etc.).

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Lindenia tetraphylla (Vander Linden, 1825)

Observée en juillet 2009 (photographie ci-jointe), l’espèce n'est citée pour le moment que de Corse du Sud. Les informations dont nous disposons ne permettent pas de savoir s’il existe une ou plusieurs populations autochtones et stables dans l’ïle. L'individu observé provient peut-être de Sardaigne… 
Aucune mention antérieure (littérature, données Invod ou Cilif). Nous ne présentons pas de carte pour le moment.

Les larves se développent dans les lacs, les lagunes plus ou moins saumâtres, les cours d'eau lents, etc.

Photographie de Jean-Pierre Vacher 

Espèce à suivi prioritaire (N, si autochtone)

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Onychogomphus forcipatus (L., 1758)

Ce taxon présente deux sous-espèces en France continentale : Onychogomphus forcipatus forcipatus (forme nominale) présent dans la quasi-totalité des départements à l’exception d’une grande partie de la bordure méditerranéenne (et peut-être l’extrême Nord et l’Ouest du pays) et Onychogomphus forcipatus unguiculatus qui couvre la région méditerranéenne et remonte au Nord dans la vallée du Rhône.
En raison de l’utilisation de critères de séparation non pertinents des deux sous-espèces (coloration du synthorax) jusqu'à la fin des années 1980, nous sommes contraints d’examiner minutieusement les données relatives à ces deux taxons. Pour cette raison, nous préférons présenter pour le moment qu’une seule carte réunissant la forme nominale et O. f. unguiculatus.

Les larves affectionnent les eaux courantes (fleuves, rivières, ruisseaux et leurs annexes alimentées par la nappe fluviales).
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Onychogomphus uncatus (Charpentier, 1840)

Cette espèce, assez exigeante sur les caractéristiques de son habitat larvaire (eaux de bonne qualité, vives et bien oxygénées) est présente dans l’Ouest et le Sud du pays).

Les larves affectionnent les eaux courantes vives (fleuves et rivières au niveau des « rapides » situés par exemple en aval des seuils de niveau ou des barrages hydroélectriques, bien présente dans les petites rivières et ruisseaux vifs…).

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Ophiogomphus cecilia (Geoffroy in Fourcroy, 1785)

Cette espèce présente actuellement dans notre pays deux populations distinctes, la première, la plus importante, inféodée au bassin de la Loire (fleuve et certains tributaires), de son embouchure jusqu’au Puy-de-Dôme ; la seconde, située à l’Est du pays (Vosges du Nord), est sans doute reliée aux populations d’Europe de l’Ouest encore présentes en Allemagne et en Suisse.

Les larves se développent en plaine dans les eaux courantes de diverses natures (fleuves, rivières et ruisseaux).

Espèce à suivi prioritaire (N)

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Paragomphus genei (Selys, 1841)
L’espèce est citée pour le moment que de Corse du Sud. Les informations dont nous disposons ne permettent pas de savoir s’il existe une ou plusieurs populations autochtones et stables dans l’ïle. Les individus observés proviennent peut-être de Sardaigne…
Les mentions provenant de la littérature sont peu nombreuses (pas de données Invod). Nous ne présentons pas de carte pour le moment.

Les larves se développent dans les rivières et les ruisseaux des piémonts et des plaines côtières.

Espèce à suivi prioritaire
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