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mercredi 20 mars 2019
Famille des Coenagrionidae (Zygoptères)

Libellules exuvies larves
Famille des Coenagrionidae (Zygoptères)


La famille des Coenagrionidae est la plus importante du sous-ordre des Zygoptères pour notre région. Elle réunit sept genres regroupant au total 18 espèces :

  • Ceriagrion tenellum
  • Coenagrion caerulescens
  • Coenagrion hastulatum
  • Coenagrion lunulatum
  • Coenagrion mercuriale
  • Coenagrion ornatum
  • Coenagrion puella
  • Coenagrion pulchellum
  • Coenagrion scitulum
  • Enallagma cyathigerum
  • Erythromma lindenii
  • Erythromma najas
  • Erythromma viridulum
  • Ischnura elegans
  • Ischnura genei
  • Ischnura pumilio
  • Nehalennia speciosa
  • Pyrrhosoma nymphula

Les représentants de cette famille assez polymorphe, se reconnaissent par l’ensemble des caractères suivants : l

En dehors de deux genres monospécifiques à coloration générale rouge vif (au moins chez le mâle), les autres espèces sont de reconnaissance souvent délicate pour les non initiés. Quant aux femelles, la plus grande prudence s’impose en général.

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Ceriagrion tenellum (de Villers, 1789)

Espèce présente dans la quasi-totalité des départements français, à l’exception de ceux du Nord-Est du pays (Alsace, Franche-comté, Lorraine…). Présente en Corse.

Affectionne les eaux stagnantes et faiblement courantes de diverses natures (rivières, trous d’eau, fossés, mares, étangs, lacs…) ; peut être abondante dans certains étangs forestiers et marais (tourbières alcalines ou acides…).

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Coenagrion caerulescens (Fonscolombe, 1838)

Espèce méditerranéenne présente dans le sud et le sud-est du pays. Généralement très localisée et en petites populations. Présente en Corse.

L’espèce se développe dans de minuscules lames d’eau provenant de suintements, d’affleurement de nappes fluviales, etc. (flaques et autres micro-habitats aquatiques dépendant souvent de milieux plus importants comme les rivières).

Espèce à suivi prioritaire (N)

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Coenagrion hastulatum (Charpentier, 1825)

Espèce présente sur les reliefs en fonction de la latitude et du macro climat local (Pyrénées, Massif Central, Alpes, Jura, Vosges, Ardennes…).

Inféodée aux milieux acides de basse et moyenne altitude (tourbières à sphaignes, étangs et marais tourbeux, fossés acides…).

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Coenagrion lunulatum (Charpentier, 1840)

A notre connaissance, cette espèce est limitée actuellement au Massif Central et plus particulièrement à l’Auvergne.

Les larves se développent dans les eaux stagnantes comme les lacs, les tourbières, les fossés et mares acides mais aussi les marais entre 500 et 1400 mètres d’altitude. Certains habitats larvaires ont des tendances lotiques.

Espèce à suivi prioritaire (N)

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Coenagrion mercuriale (Charpentier, 1840)

Espèce présente dans la quasi totalité des départements. Cependant, dans le Nord du pays, les populations paraissent nettement plus fragilisées et isolées en raison de la régression de leurs habitats vitaux.

Affectionne les eaux courantes de faible importance (petites rivières, ruisseaux, ruisselets, zones de sources…) généralement en milieu ouvert mais parfois aussi en situation franchement forestière.

Espèce à suivi prioritaire (N)

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Coenagrion ornatum (Selys in Selys et Hagen, 1850)

D’après des informations dont nous disposons, cette espèce est actuellement limitée au centre est du pays (Bourgogne…).

Comme pour C. mercuriale, les larves de C. ornatum se développent dans les eaux courantes. Cependant, les micro-habitats colonisés sont souvent encore plus restreints (ruisseaux et ruisselets envasés, fossés, zones de suintements, marais de pentes…) et situés dans des secteurs bien ensoleillés (prairies, bocages…).

Espèce à suivi prioritaire (N)

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Coenagrion puella (L., 1758)

Cette espèce, la plus fréquente du genre Coenagrion, est présente dans la quasi-totalité des départements, souvent en populations importantes. Présente en Corse.

Les larves se développent dans les eaux stagnantes et faiblement courantes en plaine et en altitude (étangs, mares, fossés, canaux, parties calmes des cours d’eau…).

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Coenagrion pulchellum (Vander Linden, 1825)

Bien moins fréquente que la précédente, cette espèce couvre cependant la quasi-totalité du territoire de plaine jusqu’en moyenne altitude (dans le sud du pays). Présente en Corse.

Les larves se développent dans les eaux stagnantes et faiblement courantes (étangs, marais, canaux…).

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Coenagrion scitulum (Rambur, 1842)

Egalement présente dans la quasi-totalité des départements de plaine jusqu’en moyenne altitude, cette espèce est absente ou rare à l’Est du pays. Présente en Corse.

Les larves se développent dans les eaux stagnantes et faiblement courantes (étangs, marais, mares, fossés, parties calmes des cours d’eau, canaux…).

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Enallagma cyathigerum (Charpentier, 1840)

Présente dans la quasi-totalité des départements de plaine jusqu’en moyenne altitude. Présente en Corse.

Les larves se développent dans les eaux stagnantes de toutes natures (lacs d’altitude, tourbières, étangs, marais, mares, fossés, canaux…).

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Erythromma lindenii (Selys, 1840)

Présente dans la quasi-totalité des départements de plaine jusqu’en moyenne altitude.

Les larves se développent dans les eaux courantes et stagnantes (fleuves, rivières, canaux, bras morts, étangs ouverts et forestiers, mares…).

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Erythromma najas (Hansemann, 1823)

Présente dans la quasi-totalité des départements de plaine jusqu’en moyenne altitude. Paraît moins fréquente dans nord-ouest du pays.

Les larves se développent dans les eaux stagnantes et les zones calmes des eaux courantes pourvues d’hydrophytes à feuilles flottantes (étangs ouverts et forestiers, mares, fleuves, rivières, canaux, bras morts…).

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Erythromma viridulum (Charpentier, 1840)

Présente dans la quasi-totalité des départements de plaine jusqu’en basse altitude. Présente en Corse.

Les larves se développent dans les eaux stagnantes et les zones calmes des eaux courantes pourvues d’hydrophytes affleurants en surface (étangs ouverts et forestiers, fleuves, rivières, canaux, bras morts, milieux saumâtres, mares…).

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Ischnura elegans (Vander Linden, 1820)

Présente dans la totalité des départements jusqu’en moyenne altitude. A l’exception de la Corse où elle est remplacée par Ischnura genei.

Les larves affectionnent les eaux stagnantes et faiblement courantes, bien ensoleillées et aux caractéristiques variées (eaux saumâtres, eaux neutres, acides ou alcalines, eaux légèrement polluées, etc.).

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Ischnura genei (Rambur, 1842)

Espèce bien répandue en Corse (moins fréquente en altitude).

Les larves se développent dans une grande diversité de milieux stagnants ou faiblement courants (lagunes littorales, bassins, étangs, mares ouvertes, fossés…).

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Ischnura pumilio (Charpentier, 1825)

Présente dans la quasi-totalité des départements de plaine, jusqu’en moyenne altitude mais toujours très localisée. Présente en Corse.

Les larves se développent dans les eaux stagnantes et courantes, souvent dans des habitats assez particuliers : typiquement dans les milieux nouvellement créés de diverses natures (mares, bassins, sablières et autres carrières atteignant la nappe phréatique…) mais aussi les eaux saumâtres (lagunes littorales, marais côtiers ou continentaux), les zones marécageuses des sources et des fontaines, les zones de suintements, les fossés des tourbières, dans les petits cours d’eau dans le sud du pays, etc.

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Nehalennia speciosa (Charpentier, 1840)

En cours de rédaction.

Espèce à suivi prioritaire (N)

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Pyrrhosoma nymphula (Sulzer, 1776)

Présente dans la totalité des départements jusqu’en moyenne altitude mais parfois assez localisée.

Les larves se développent dans les eaux stagnantes et courantes de diverses natures, parfois en milieu fermé (forestier) : fossés, mares, étangs, tourbières à sphaignes, eaux saumâtres, parties calmes des cours d’eau, etc.

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