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mercredi 3 juin 2020
Comment étudier les libellules selon ses propres objectifs

Libellules exuvies larves
En fonction des situations, de l’intérêt et de la sensibilité de chacun, la simple observation des libellules ou bien une démarche plus ciblée et méthodique réclamera une conduite aussi adaptée que possible à l’objectif à atteindre. Il existe donc différentes approches que l’on peut résumer très schématiquement de la manière suivante :
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La photographie

La macro photographie. Certains naturalistes se passionnent pour la photographie des animaux et des plantes. Par leurs attraits, les Odonates constituent un sujet de choix, certes, non dénué de difficultés en raison de la puissance de vol de ces insectes et de leurs comportements particulièrement farouche à l’approche du photographe (et de toute autre individu). La photographie numérique a totalement démocratisé la macro photographie qui est maintenant accessible à tous. La reconnaissance in situ de nombreuses espèces ou celle des spécimens photographiés permet ainsi l’utilisation des informations réunies pourvu que les conditions d’observation soient dûment renseignées (lieux, dates, etc.).

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L'observation et la collecte de données éparses
Il s’agit des personnes qui notent les espèces observées qui se développent dans des milieux aquatiques ou des secteurs plus étendus au sein desquels les recherches ne seront pas poursuivies. C’est le cas des milieux que l’on prospecte rapidement à l’occasion de déplacements ou de voyages itinérants (il s’agit alors essentiellement d’imagos). Là encore, les données apportent des informations supplémentaires tout à fait dignes d’intérêt.
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La collecte de données locales ou régionales
La démarche dans ce cas réclame une certaine organisation et une méthodologie adaptée cas par cas. L’inventaire d’un parc naturel régional ne demandera pas forcément autant de temps et de moyens que celui d’une région toute entière. Il s’agit souvent d’une démarche collective dans laquelle un groupe de passionnés (association) ou une collectivité mettra en place en fonction des objectifs, un protocole d’étude avec l’appui de moyens logistiques (logiciel de banque de données, communication…) et humains (salariés, bénévoles).
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Etude d’un ou plusieurs habitats particuliers
Si un naturaliste, qui a la possibilité d’être disponible de manière à effectuer un inventaire aussi complet que possible, peut entreprendre une telle étude, généralement, il s’agit de la concrétisation d’un appel d’offre ou d’une demande d’une collectivité locale pour réaliser une étude précise sur un ou plusieurs habitats dont, par exemple, l’intérêt est à démontrer. Surtout si le délai de réalisation est court (ce qui est souvent le cas), le protocole d’étude devra préconiser des méthodologies permettant d’obtenir le maximum d’informations dans la durée impartie de l’étude. Ce type d’études apporte des informations plus précises que dans les situations précédentes. Il faut cependant être conscient qu’il est vivement souhaitable d’échantillonner les exuvies si la structure du milieu le permet (notamment l’importance et le type de la végétation) et parfois même les larves, pour appréhender la capacité de productivité odonatologique de l’habitat (de nombreuses études montrent aujourd’hui que les données issues uniquement d’observations d’imagos ne sont pas pertinentes à ce sujet). De même, compte tenu des difficultés d’échantillonnage de ce groupe (climatologiques, notamment) et des variations d’effectifs d’une année à l’autre, il faut en général au moins trois ans pour avoir une bonne « vision » de la diversité et de la dynamique des populations odonatologiques d’un milieu ou d’une zone plus vaste (« spectre odonatologique global »).
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Suivi d'espèces particulières
A la suite des inventaires de sites (3 ans en général), un suivi d’une ou plusieurs espèces d’intérêt peut être effectué si nécessaire afin d’en connaître la stabilité des populations et d’estimer les effectifs pour appréhender l’évolution des populations dans le temps. En raison de la connaissance acquise des caractéristiques et de la faune du site, la mise en place de tels suivis peut être assez simple et n’être réalisée, par exemple, que tous les deux ou trois ans et sur seulement une ou deux journées (par exemple dans le cas d’un échantillonnage d’exuvies sur placette).
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Autres études et recherches
En dehors des inventaires et suivis d’espèces, les recherches particulières peuvent être destinées à l’amélioration des connaissances sur la biologie ou l’écologie d’une ou plusieurs espèces, à expérimenter des techniques d’échantillonnages, ou bien encore à évaluer l’évolution des populations. Parfois réalisées conjointement aux inventaires, ces études sont réalisées par les universités et autres structures de recherches, parfois par des associations d’étude et de protection de l’espace.
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